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Interdiction des microbilles: pour une exfoliation responsable

Il y a quelques jours, le 5 novembre 2016, le gouvernement canadien annonçait enfin l’interdiction de « la fabrication, l’importation, la vente ou la mise en vente de produits de toilette qui contiennent des microbilles de plastique ». Et ce, à compter de 2018. 

En quoi la décision d’interdire les microbilles est-elle importante?

Les microbilles de polyéthylène, un polymère de synthèse qu’on retrouve notamment dans les sacs de plastique, se retrouvent dans un grand nombre de produits de grande consommation. Or ces microbilles sont souvent si microscopiques qu’elles ne sont pas filtrées par les égouts et se déversent dans les habitats aquatiques. 

Si l’on en croit cet article du Washington Post, ce seraient plus de 8 000 milliards de microbilles qui seraient déversées chaque jour. 

Les dégâts causés par les microbilles? Si elles ne sont pas directement toxiques pour l’homme, elles le deviennent en se faisant ingérer par un grand nombre de poissons et autres petits animaux aquatiques, qui se retrouveront tôt ou tard dans nos assiettes. L’un des plus grands risques posés par les microbilles, en dehors du fait qu’elles s’accumulent dans nos eaux, est qu’elles ont la capacité d’absorber et de véhiculer tous les microbes, pesticides et polluants. 

Dans quels types de produits trouve-t-on des microbilles? 

De nombreux produits cosmétiques et produits d’entretien vendus encore aujourd’hui dans le commerce contiennent des microbilles de plastique. On les repère facilement dans les produits de soins exfoliants pour le visage ou pour le corps puisque ce sont elles qui sont justement utilisées pour exfolier.

Mais ces microbilles passent également inaperçues dans de nombreux autres produits comme les crèmes hydratantes ou antirides, les baumes à lèvres, les gels douche, les savons, les dentifrices, et même certains vernis à ongles ou fonds de teint.

Selon un sondage réalisé en 2015 par l’Association canadienne des cosmétiques, produits de toilette et parfums (ACCPTP) auprès de ses membres, chaque fabricant au Canada utiliserait entre 30 kilos et 58 tonnes de microbilles par an. L’association Surfrider Foundation le confirme: « un seul tube de cosmétique, soin visage ou dentifrice, peut en contenir des milliers ». 

Comment savoir si un produit cosmétique contient des microbilles ?  

Certaines microbilles peuvent avoir une taille de moins d’1 mm de diamètre, il peut donc être difficile de les voir à l’oeil nu. Pour savoir si un produit cosmétique en contient, il vous suffit donc de regarder dans la liste des composants et de repérer le mot « polyéthylène ». Si vous voyez ce composé, c’est que le produit que vous avez entre vos mains en contient. 

Un soin exfoliant est-il forcément composé de microbilles?

Heureusement, non. Avant même que la réglementation visant à interdire les microbilles passe en vigueur, plusieurs grands fabricants internationaux (Procter & Gamble, Unilever, L’Oréal, Clarins pour ne nommer qu’eux) ont pris la décision de les remplacer progressivement par des éléments plus respectueux de l’environnement comme les éclats de fruits à coques, le jojoba ou les sels marins. 

Les choses sont en train de changer, sous la pression de nombreuses ONG et consommateurs conscients du danger, mais il reste encore de nombreux produits cosmétiques en circulation sur le marché qui contiennent des microbilles de plastique.

Comment exfolier votre peau sans danger, ni pour votre santé, ni pour l’environnement? 

On ne le répètera jamais assez, exfolier sa peau une à deux fois par semaine pour enlever les peaux mortes et la dépolluer est indispensable. L’exfoliation est une étape incontournable pour maintenir une peau en santé et un teint éclatant puisqu’elle permet aux ingrédients actifs des soins que vous appliquez consciencieusement de pénétrer dans les tissus et de lutter ainsi contre le vieillissement prématuré de la peau. 

La question qui nous est régulièrement posée est de savoir quel type d’exfoliation choisir entre les diverses formes d’exfoliation proposées: exfoliation mécanique (avec microbilles ou microparticules naturelles), exfoliation chimique, ou exfoliation enzymatique?

Chez Dermalounge, nous privilégions l’utilisation d’un exfoliant enzymatique, comme celui conçu par la marque de cosmétique québécoise Aquafolia. Un exfoliant enzymatique permet d’aller en profondeur sans abîmer ou dessécher la peau, contrairement à un exfoliant mécanique souvent abrasif et irritant. 

Si vous souhaitez en savoir plus sur les différentes solutions d’exfoliation ou les soins proposés par Dermalounge, n’hésitez pas à nous contacter au (514) 228-1538 ou sur notre page Facebook !

 

Crédit photo: Sarah Meublat